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Céramiste - Tiburcio Soteno Fernández - Les techniques

Un jeune voisin remue l'argile

L'argile est transportée à Metepec directement des puits d'argile avoisinants. Elle est livrée par camion et déposée sur le chemin devant la maison de Tiburcio où elle sèche. Ici, un jeune voisin la remue.
Les pneus des véhicules qui passent aident à briser l'argile. Mais Tiburcio et ses fils doivent se méfier de la pluie. Quant les pneus sont mouillés, ils emportent l'argile car elle se transforme en boue.
Plus tard, l'argile sera broyée en poudre et passée au crible pour enlever les impuretés et pour améliorer sa texture.

un sac de jonc

La préparation de l'argile est une tâche lourde et salissante. Tiburcio mélange l'argile tamisée avec de l'eau et de la plumilla - les fibres duvetées des joncs. Ceux derniers poussent au bord des lacs lointains, où ils sont récoltés pour être vendus aux potiers de Metepec. Selon Tiburcio, ils sont les seuls qui utilisent la plumilla de cette façon. Ici, Tiburcio vide un sac de jonc dans sa cour. Cet ingrédient d'une importance capitale fortifie l'argile, ce qui permet de pouvoir en façonner de grandes pièces complexes.

Un moule

À Metepec, les potiers se servent souvent de moules pour fabriquer les objets les plus simples comme les plats, les ornements, les jouets et les articles de jardins. Ici vous pouvez voir un homme de la famille mâle qui se sert d'un moule pour faire un ange à suspendre.
Tiburcio créé ses propres moules, ou bien il réutilise les vieux moules qu'il a hérités de ses parents. Des moules plus petits et plus délicats servent à la création des feuilles et d'autres éléments répétés qui ornent les arbres de vie.

 

Une sirène céramique

Cette énorme sirène allaitant son enfant fut entièrement modelée à la main. Tiburcio s'est servi d'une argile locale, bien pétrie et mélangée de plumilla. Durant la cuisson, les fibres se désintègrent.
Tiburcio a longtemps utilisé un four céramique circulaire en brique, recouvert de métal; il cuisait donc ses œuvres avec du bois et du kérosène. La cuisson pouvait durer la nuit entière et ne pouvait pas s'effectuer quand il pleuvait. Aujourd'hui il a un four céramique à gaz qui cause moins de bris de poteries.

Une figure céramique

Même si quelques pièces de Metepec sont laissées au naturel, les couleurs vives sont bien aimées tant par les fabricants que par les acheteurs. Diego Riviera aurait lancé cette mode vers la fin des années 30 ou le début des années 40.
Lors de ses visites à Metepec, Riviera aurait vraisemblablement introduit les couleurs brillantes mais fugaces en aniline caractérisant les jouets céramiques et les autres créations provenant de Metepec. Dernièrement les anilines ont été remplacées par les peintures en acrylique (vues ici).

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