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Les hautes terres andines - Paysages culturels - Religion

Une montagne

L'accroissement de la dépendance à l'agriculture durant la période récente avant 800 Av. J.-C. a provoqué des soucis d'ordre cosmologique et religieux. Les Andins anciens croyaient que la nature était consciente des activités humaines. Leur pensée était donc que la piété serait récompensée par un climat agréable et par de bonnes récoltes, mais qu'en revanche, le sacrilège provoquerait le courroux des dieux, manifesté par des sécheresses, des éruptions volcaniques et des tremblements de terre.
La vénération de Pacha Mama (mère du monde) aurait probablement commencé à cette époque. L'incertitude quant à la quantité de précipitation et une mauvaise récolte ont incité les incas à vénérer les « apu », soit les faîtes saillants qu'ils croyaient dotés de forces spirituelles.

Des têtes de pierre dotées d'attributs humains et animaux

On effectuait des pèlerinages depuis les temps anciens. Les gens parcouraient de longues distances pour consulter des oracles, comme ceux de Chavín et de Pachacamac et ils visitaient les temples, ou adoraient les dieux, devant un rocher naturel sacré. Les citoyens faisaient des offrandes de tissus qui étaient souvent enterrés ou brûlés. Les temples « nourriciers », ou oracles, qui existaient à Chavín étaient également une ancienne tradition andine. Des tributs de nourriture étaient laissés aux divintés dans l'espoir d'être récompensé de pluies suffisantes, de bonnes récoltes, de troupeaux abondants et pour éviter les sinistres tels que les tremblements de terre et les sécheresses.

La Porte du Soleil à Tiwanaku

Des siècles plus tard, avant la conquête espagnole du Pérou du 16e siècle, les Incas avaient intégrés les traditions andines anciennes aux leurs en y ajoutant de nouveaux éléments. Les Incas vénéraient les dieux anciens ainsi que les dieux incas plus récents tels que leur dieu créateur Viracocha ainsi que le dieu du Soleil, Inti.
Pendant leur histoire entière, les sociétés incas provenant des hautes terres avaient toujours été préoccupées par la vie future. Dans leurs tombeaux et dans leurs chambres rituelles, les défunts étaient enterrés avec des biens comme les textiles, les objets en céramique, les métaux précieux et même la nourriture.

Photo: John Topic

Un dessin à lignes fines qui illustre une coutume andine courante

De l'ère Pré-céramique jusqu'à l'ère inca, les personnes importantes étaient souvent enterrées dans une position fœtale puis enveloppées de plusieurs couches de tissu afin de créer un « fardo funéraire ». Le matériel rituel, les couvre-chefs, les écharpes, les colliers et les plumes étaient placés entre les couches de tissu. Dans un cas, le tissu utilisé pour un «fardo funéraire» pèse plus que 200 kg. Les familles consultaient souvent leurs morts car ils les croyaient liés au monde spirituel. On croyait que les sacrifices et les hommages aux momies aidaient les vivants. Ce dessin à lignes fines illustre une coutume andine courante : le fait d'envelopper les défunts dans des couches multiples de tissus. Des biens funéraires faisaient aussi partie de ces fardeaux.

La pierre de Inti Huatana

Les peuples andins avaient une relation sacrée avec leurs paysages; forts d'une tradition datant de plusieurs siècles, les Incas vénéraient les forces naturelles. Ils taillaient des terrasses dans les versants, ils avaient créé des lieux de vénération de pierre et construit des villes au sommet des montagnes. Les Andins anciens avaient surmonté les obstacles présentés par leur paysage, mais, en même temps ils avaient un fort désir d'y habiter en harmonie avec l'environnement.
Image: La pierre de Inti Huatana se trouve au cœur de Machu Picchu. Ce monument révéré était perçu par les Incas comme l'incarnation des forces dans le terre.

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