explorez

Les basses terres de la jungle - Paysages culturels - Politique

Le maïs

En Méso-Amérique, on a commencé à cultiver le maïs, les haricots et d'autres denrées aux environs de 5000 Av. J.-C. ce qui a marqué, pour certains, la fin d'une existence nomade. En 600 Av. J.-C., ces premières colonies étaient devenues des communautés bien établies dans les basses terres de la jungle. Les nouveaux résidents ont trouvé une abondance de matériaux et de ressources et les villages sont vite devenus des villes. L'accroissement de la population et l'économie florissante ont favorisé le développement du commerce « longue distance » ainsi que l'importation de substances exotiques comme l'obsidienne, la jadéite, la serpentine et le basalte.

Des temples énormes

Vers la fin du Préclassique (400 Av. J.- C. - 250 Apr. J.- C.), les dirigeants se faisaient construire des monuments et des temples énormes. Les centres urbains étaient devenus les pivots du gouvernement et de l'armée; les familles de l'élite dominaient la hiérarchie religieuse et administrative. Les populations se regroupaient autour de ces centres urbains et les distinctions sociales ont causé des écarts d'autant plus importants entre l'élite et les moins privilégiés. C'est durant cette période qu'apparaissent les premières inscriptions sur les monuments ainsi que la production de poterie polychrome.

Le temple principal à Lamanai

D'abord construit vers la fin de l'époque préclassique et ensuite modifié et utilisé jusqu'au sein de la période classique, N10-43 (Haut Temple), le temple principal à Lamanai, demeure un des édifices les plus hauts (30m) du Belize contemporain.

Un temple

On construisait des villes grandioses en pleine jungle et Tikal en est un exemple, reconnue pour sa grandeur et pour son architecture. Des villes comme Uaxactún et Caracol, situées dans les basses terres, sont devenues des centres puissants qui ont formé des liens avec d'autres municipalités lointaines du territoire comme Palenque à l'ouest, Uxmal, située au nord et Copán au sud-est. Des réseaux s'étendaient au-delà du domaine maya, jusqu'au Mexique. Teotihuacan, une cité immense du Mexique central, était la puissance étrangère qui a exercé la plus grande influence sur les Mayas entre 400 - 700 Apr. J.-C.

Le 5ème autel à Tikal

Le climat politique de l'ère classique dans les basses terres se manifeste dans l'architecture, les monuments érigés, les murales et les tombeaux, ainsi que les caches d'outils pour stèles et les céramiques. L'analyse de l'évidence archéologique et de l'information décryptée dans les anciens textes mayas révèle une société dirigée par une élite restreinte, mais puissante. Les états mayas régionaux vivaient dans une atmosphère politique tendue, entourés de rivaux et d'alliés, de supérieurs et de vassaux. Les nombreuses cérémonies d'hommage, les conflits et les sacrifices ont menacé l'équilibre des forces entre les plus grands rivaux pendant des siècles.

Image: Le 5ème autel à Tikal, au Guatemala.

Un temple

Vers la fin de la période classique (950 Apr. J.-C.), plusieurs grands centres urbains des basses terres de la jungle furent abandonnés. Les causes probables de cet exode sont : la dégradation de l'environnement, les sécheresses, la maladie, la surpopulation, la guerre et l'instabilité politique.
L'effondrement des cités - même s'il s'est propagé jusqu'aux basses terres de la jungle - n'était pas complet. Par exemple, la construction à Lamanai a continué jusqu'au Postclassique alors que les centres comme Tikal s'étaient déjà effondrés depuis longtemps. En fait, il restait encore des Mayas à Lamanai quand les Espagnols sont arrivés vers 1544. La recherche qui se poursuit dans cette région éclaircira, sans doute, cette période de transition chez les Mayas.

Retour au haut de la page